Imagine Bordeaux

Cette année, une quinzaine de candidats ont participé à notre concours pour tenter de gagner le Prix de la ville de Bordeaux et partir étudier le français à l’Université Bordeaux-Montaigne pendant le mois de juillet. Un grand bravo à tous les participants ! Voici les textes qu’ils ont écrits, à partir d’images produites lors de la collaboration artistique franco-palestinienne « Spectres Communs ».

Un grand merci à la Ville de Bordeaux et à l’association Les Créants.

Bonne lecture !

 

Elle n’est pas bordeaux, cette ville !

Texte lauréat

 Ce n’est pas une soirée froide de janvier, où tu es glacé et tu penses que tu es seul ! Mais, tu es sur ton toit, assis sur ta chaise, tu fumes ta cigarette, tu as dans la main ton verre de vin, rouge sûrement, et tu regardes !

Ces toits rouges tu fais penser à quelque chose ? dis-le, n’ais pas peur, je sais que tu les critiques toujours, ceux qui utilisent l’occupation dans leur écriture, je sais que tu veux sortir de tes représentations, je sais, mais dis-le ! des colonies, n’est-ce pas ?

Tu te rappelles, sur ton toit à Ramallah, quand tu ne fumais pas, et tu ne buvais pas, mais tu regardais les colonies ? Oublie, fume et bois maintenant, tu es à Bordeaux, devant l’océan. Libre !

Elle te choque cette ville ? Son histoire, ces vieux bâtiments ? Je te comprends, ou peut-être pas ! Pendant tes quatre ans sur ton toit à Ramallah, presque tous les vieux bâtiments ont disparu. Pourtant, ce n’est pas grave, des villes sur la Méditerranée ont disparu aussi !

Tu prends ton verre, tu es sur la rue, seul. Tu marches, vagabondant dans cette ville, sans ta carte d’identité et tu cherches : elle est où cette couleur bordeaux de la ville, peut-être qu’elle n’existe que dans ton verre !

Tu t’assois sur une chaise au bord de la mer, si tu trouves, tu écris, comme tu fais toujours. Tu réfléchis, tu détermines tout ce que tu ne veux pas écrire, mais tu finis en écrivant tout ce que tu ne veux pas écrire ! Tu vois, je te l’ai dit, elle n’est pas bordeaux cette ville !

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Tes toits rouges vifs comme mon rouge à lèvres

Bordeaux ma ville à quel point je t’aime. Tes toits rouges vifs comme mon rouge à lèvres préféré me font rêver. A l’aube, je suis avec mon amoureux dans les ruelles de Bordeaux en train de danser. Je porte une robe bleue d’une grande douceur. Un bleu qui ressemble à ton ciel Bordeaux. Mon amoureux, lui, il porte un costume noir. Noir comme les chats indiscrets qui nous regardent depuis les toits des maisons. Au petit matin, tous les Bordelais dorment, normal, la veille c’était le festival du vin. Ce vin bordelais rouge, aussi rouge que mes joues timides quand mon amoureux chuchote dans mes oreilles. Nous dansons dans un cadre sublime. Le chant des oiseaux nous sert de cadre musical, un chant bordelais original. Il s’approche de moi, il se tient très proche de moi comme les maisons bordelaises qui sont presque collées les unes aux autres. Petit à petit,  le soleil marque son territoire et sa couleur jaune magnifique se mélange avec l’odeur magnifique du petit-pain bordelais. Je laisse mon amoureux en espérant le revoir prochainement sous le ciel ouvert de ma ville préférée. Je repose mon rouge à lèvres bordelais et je me prépare pour une nouvelle journée bien bordelaise.

La ville de mes rêves

 J’ai pris mes valises afin de partir vers cette ville que j’ai désirée, afin de pouvoir trouver ce dont j’ai tant rêvé. Je me suis installée dans le train de la vie, et lorsqu’il s’est mis en marche, j’ai dit au conducteur : emmène-moi dans la ville où je me sentirai bien.

J’étais fatiguée, alors j’ai pris un petit somme, et après quelques instants, je rêvais de la ville des rêves, où les fleurs rouges de l’amour abondaient, les oiseaux volaient en harmonie, une ville qui portait les couleurs de la sérénité, dont la pluie donnait l’amour et la nostalgie.

Quand je me réveillais, le soleil envoyait ses rayons dorés pour annoncer le début d’une nouvelle journée, les oiseaux se réveillaient de leur sommeil et la lumière entrait des profondeurs de l’âme, puis de la terre.

J’ai atteint enfin la ville de mes rêves. Je regardais par la fenêtre de ma chambre, la vue était à couper le souffle. Une rivière bleue traversait des herbages verts. Le ciel bleu et les roses rouges volaient les yeux des spectateurs. Je suis descendue me promener pour observer ces scènes étranges et nouvelles, les maisons de ma belle ville étaient ornées de tuiles rouges, telle des couronnes recouvertes de fleurs rouges.

Je marchais entre les arbres jusqu’à atteindre une montagne qui semblait verte, remplie de fleurs colorées. Les fleurs rouges attiraient l’attention, le tout était surmonté d’un ciel bleu, rempli de la joie des oiseaux qui dansaient. Je poursuivis mon chemin et parvint jusqu’à la rivière bleue, comme une petite fille, portant sa robe bleue et une ceinture rouge. Cette ville de mes rêves, agrémentée de roses, surmontée d’un ciel bleu, entouré d’herbage vert, c’etait la source de mon bonheur et de mon inspiration.

Le temps passait vite, et le soleil a commencé à tomber, peu à peu ; il annonçait son absence temporaire par une lueur rougeâtre, et une brûlure de tristesse. Ses lignes rouges étaient comme dessinées par un artiste, pour exprimer un dernier au revoir, à la ville, ses herbages verts, et son ciel bleu.

Les trois images

 Je pense que dans la première photo, le peintre utilise la couleur bordeaux pour exprimer la ville de Bordeaux. Il y a une chose aussi que je pense : la couleur bordeaux est la couleur du vin et Bordeaux est une ville très connue pour l’industrie du vin.

Dans la deuxième photo aussi, il est très clair que le peintre utilise la couleur rouge pour colorer les surfaces des maisons pour envoyer un message indirect, que cette ville est la ville de Bordeaux.

Dans la troisième photo, le lion bleu. Je pense que c’est un symbole ou une chose très connue dans la ville, et qui fait référence à un événement ou un monument touristique.

Dans la quatrième photo, c’est une tasse de café. Dans le café, il y a un petit globe, je pense que ce globe dans la tasse exprime que dans la ville de Bordeaux il y a beaucoup de cafés qui rassemblent des personnes de différentes nationalités.

Pour aller quelque part…

 Bordeaux… Avec la naissance d’un jour… la terre commence son tour… Qui m’enseigne le Bonheur… L’odeur des fleurs, des arbres et même de l’air… A une qualité différente ici… Parce que vous l’avez créée dans votre propre esprit… Tous les détails sont exactement comme vous les aimez… Comme vous avez été ici plusieurs fois dans le passé… Vous l’avez répété à maintes reprises… Jusqu’à-ce qu’il ait atteint sa perfection… Vous pouvez voir des miles dans toutes les directions… Car il n’y a pas de limite ou de limites à affronter… Votre esprit peut monter car le temps et l’espace sont sans fin… Dans votre lieu le plus beau… C’est l’endroit où vous pouvez être fort comme un lion… Car vous maîtrisez complètement ici… C’est votre place et vous définissez les limites ici… Pas moi… Certains pensent que vous devez parcourir un long chemin… Pour aller quelque part… Ensuite, il y a ceux d’entre nous… Qui sait différemment… Nous avons tous cette route ou porte secrète… Que nous passons à Notre lieu préféré… Et moi aussi… Bordeaux Pays Beauté… Bordeaux Pays urbanisation, et le développement… Rêve de voler et le droit d’atteindre le ciel est un beau pays… Là où il y a les écoles de ballet, la zumba… Vive la France.

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Bordeaux, livre d’histoire

 Ville des lumières, port des voiliers, refuge des opprimés, asile des exilés. Bordeaux où coulait le sang et où se rencontrent les amoureux. Champ de bataille pour la liberté. Jadis grise et mélancolique. Aujourd’hui, lumineuse et accueillante. Livre d’histoire où se battaient le rouge et le noir.

Océanique, à son bord échouent les navires d’outre-mer. Sur son eau, passent et repassent les arrivés de tout côté. Elle les reçoit, elle leur fait ses adieux, eux qui espèrent y revenir. Amoureux d’art s’y voient, y sentent son odeur parfumée. Lecteurs d’histoire y lisent: « La gloire est sur mon sable, et ce n’est pas errer, ô pèlerin ». Le lion est une muraille protégeant aussi bien la ville que l’homme. L’eau, l’air, le feu et la terre, le bordelais s’en sert pour assurer une vie harmonieuse. Les couleurs, les sons, les parfums s’y répondent, un tissu où coïncident les couleurs et les sites. Bordeaux est une image contenant des indices clairs, autres ambiguës reflétant le passé, le présent et prévoyant l’avenir.

Ces indices humains, iconiques et naturels constituent des réseaux de couleurs différentes. C’est poétiquement qu’on habite Bordeaux.

Le migrant et le réfugié

 Ce dessin représente l’image voulue de la ville d’origine de deux amis, un migrant et un réfugié. Chacun la décrit à l’autre en dessinant, parce que les mots sont tellement difficiles à dire pour eux. Leurs sentiments de nostalgie et de chagrin sont enfermés dans leurs souffrances. Les deux la décrivent comme ils veulent la voir, au futur. Cela aussi est une façon de souhaiter la trouver sans problèmes et sans crises. On y voit que les maisons sont très proches, et cela indique qu’ils souhaitent que les gens s’aident, s’aiment et se soutient. Les oiseaux et le chat montrent que leurs villes imaginées acceptent tout sans faire attention aux différences. À la fin, ils ont le même dessin, même s’ils ont des origines différentes, parce qu’ils ont les mêmes sentiments et désirs autour de leurs villes. Cela veut dire que toute personne ayant quitté sa ville, qu’elle qu’en soit la raison, au moment de nostalgie va avoir les mêmes sentiments, imaginations et envies. Quand ils l’ont vu, ils ont ri et l’un a dit à l’autre : “un jour quand nos villes nous appelleront, le plus grand bonheur et le plus haut sourire sortiront de nos cœurs“.

Le second monde

 Aussi calme que le paysage de la ville flotte avec l’horizon, harmonieusement les arbres se fondent avec les arêtes des toits, tandis que le ciel émerge de son bleu le plus sombre à son blanc le plus sombre, le second monde que je vois tord ; une danse que je vois coule, rêve de pénétrer dans toutes les portes invisibles, tous les terrains invisibles, chaque saut éclabousse sur le terrain coloré, une vie colorée se redresse, tous les ascenseurs, se tordent, étreignent, fusionnent et éclaboussent une nouvelle couleur, une nouvelle visite, une nouvelle connaissance, une main flottante, éclabousse avec la danse. Avec chaque ouverture, une note dynamique est éclaboussant, nouvelles danses, un nouveau plancher tourne et se plie; un nouveau chef-d’œuvre est mis au travail. Chaque tonneau rouge éclaboussant ses couleurs vives et invisibles sur son seuil, chaque passager fusionnant ces couleurs à chaque pas, un son rythmique, un sens, un mouvement, un amour, un flux, une liberté, une expression, un sol, pas de gravité, nus de toutes les pensées, tout en exprimant chaque torsion, pas, frappe, éclaboussures, rythme, pouls… couler, transformer, nourrir et vivre.

Bordeaux aux yeux d’un étranger

                Tout a commencé lorsque notre professeur de français nous a passé une petite vidéo qui montre la ville de Bordeaux et a donné une petite explication sur cette ville. Nous avons eu une très bonne impression de cette ville, mais la question est : comment Bordeaux a-t-elle atteint ce niveau de paix, de prospérité et de succès? Quel est le sombre côté de la ville?

Je n’avais aucune explication jusqu’à ce que j’ai vu quatre peintures réalisées par des artistes palestiniennes et françaises du Programme «  Spectres Commun ». J’ai été étonné parce que j’ai obtenu la réponse dans une manière créative. À partir du premier tableau, j’ai conclu que les cœurs de gens de cette ville battent pour la paix, malgré qu’ils aient connu beaucoup de misère et de deuils. La douleur et le mal qui volent tout autour de leurs maisons en attendant le moment approprié pour prendre le contrôle. Après la guerre, le deuil ne pouvait pas s’arrêter face à la volonté du peuple qui était toujours uni et fort, ensemble, en se battant avec une volonté de lion contre toute âme noire.

« Si les gens veulent vivre, le destin doit y répondre » – Abu Il Kassem. Et oui, le destin a répondu et les habitants de Bordeaux ont vaincu le noir avec le blanc : cela signifie la victoire du bien sur le mal.

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Quand je pense à Bordeaux…

 Quand je pense à Bordeaux, j’imagine une ville grande, très bien située et dynamique. Bordeaux est une ville unique parce qu’elle a des lieux historiques mais en même temps des lieux modernes. La ville offre des monuments pour satisfaire tous les gouts ; la place de l’architecture moderne donne une image superbe de la combinaison entre l’histoire et la modernité dans cette ville en reflétant les blocs de roche énormes des immeubles historiques. La beauté de Bordeaux n’est pas limitée par l’architecture ; la nature joue un rôle fondamental et augmente aussi la beauté de Bordeaux. Le fleuve et les arbres autour lui ressemblent, la vitalité de cette ville dynamique. C’est sûr que les habitants de Bordeaux s’amusent quand ils se promènent avec leurs chats dans les espaces verts de cette ville ou quand ils font des pique-niques aux jardins qui sont décorés par des fleurs très joliment colorées. J’imagine un centre-ville avec une très grosse place où on peut s’asseoir, devant une fontaine formidable aux statues majestueuses, et voir les petits enfants acheter des éclairs et des croissants délicieux ! De plus on peut prendre un bateau pour faire un tour sur le fleuve pour découvrir Bordeaux et voir sa beauté, sans faire partie de sa vitalité et dynamisme. Ou bien on peut, au contraire, marcher dans les vieilles rues et visiter les cafés traditionnels pour découvrir de cette beauté avec les habitants, qui partagent toujours l’envie de préserver l’originalité de leur ville.

Les maisons de Bordeaux

 Loin du bruit de la ville, elle se trouve. Le matin, les habitants se réveillent sur la voix paisible des oiseaux, et le soir ils s’endorment tranquillement en écoutant le bruissement des feuilles de vigne.

Un regard d’en haut, les maisons semblent avoir été jetées du ciel clair au hasard, chacune dans une direction différente, c’est plutôt un désordre organisé magnifiquement. Elles sont si proches qu’un chat peut sauter d’un toit rouge à un autre, que les oiseaux peuvent échanger des chansons d’une fenêtre à l’autre, et que les voisins disent « Bonjour !» aux autres avec un sourire dessiné sur leurs visages chaque matin, en ouvrant les rideaux qui cachent les rayons dorés du soleil. L’odeur des croissants fraîchement cuits par la vielle femme habitant tout près se faufile à travers les fenêtres de toutes les maisons du quartier. Elles sont assez proches pour créer une histoire d’amour exceptionnelle…

La belle se réveillant

 Loin de ma ville sanglante, où l’on sent l’odeur de la mort, où l’on entend les cris de douleurs, où les fleurs de mes souvenirs sont mortes, où la liberté s’endort par la force des prisonniers, loin de la voix des mères qui pleurent, car elles ont perdu la moitié de leurs corps, en perdant le mari, l’enfant et les frères, soit par la mort, soit par des blessures, ils ont tous manqué le bonheur, à cause des occupants qui font peur ; qui arrêtent les enfants, les adultes, et même les mères, tout cela se passe en pleine lumière, ensuite ils les amènent dans un endroit plein de dangers, dans les prisons de l’enfer, là où les gens de ma ville resteront pour des années condamnés plusieurs fois à vie, je les appelle les semi-vivants, mais en tout cas ils ont défendu leur terre, ce sont eux dont nous sommes vraiment fiers.

Loin de l’obscurité de ma ville, loin de toutes les choses qui font peur, j’ai entendu parler d’une belle avec des yeux charmants cachée derrière les montagnes, derrière les mers, une atmosphère différente où il n’y a pas de danger ou de choses qui font peur, cette belle je l’imagine étendue en pleine lumière, qui respire les voix des révolutionnaires, sur sa robe se trouvent quelques poussières, ce sont des restes de la guerre, de l’autre côté de sa robe la modernité, cachant des secrets des siècles de la lumière, portant sur le cou et dans les bras de très beaux accessoires ; la science et la culture.

Cette belle je peux la voir avec mes yeux fatigués des scènes de guerre, la belle joue avec les papillons parmi les fleurs de toutes les couleurs, dans la belle nature qui l’entoure, par ses cheveux joue l’air comme un pianiste extraordinaire, et l’opéra est dans son cœur.

Cette belle m’emprisonne dans mon cœur, dans mon corps, à laquelle je rêve d’arriver un jour pour embrasser sa nature, pour boire de son eau et regarder sa belle rivière, pour jouer avec elle parmi les fleurs en respirant leurs parfums, pour voir de la vie une couleur différente que je n’ai jamais vue dans ma ville, pour lire dans son regard quelques lignes de son histoire, je pourrais entendre les oiseaux qui volent autour de sa tête et qui chantent d’une façon parfaite, l’hymne national français, la colombe blanche palestinienne de la paix voudrait bien venir partager avec eux cette scène exemplaire de la paix, tout le monde va être satisfait, en chantant des chansons de paix dans la langue que j’ai beaucoup admiré, la langue de ma mère que j’ai passé des années à apprendre pour parler, écrire, lire, échanger des histoires, des sciences, de la culture, l’humanité nous entoure, nous reposons dans ses bras tendres pour qu’on puisse bien vivre.

 De Ramallah à Bordeaux

 Je marchais doucement dans les rues de Ramallah, je suis arrivée Place Manara, j’ai regardé le lion et j’ai vu la force, la solidité de la ville de Bordeaux dans la roche de cette statue ! Les rainures bleutées de sa crinière étaient comme les vieilles ruelles de la ville et j’y suis rentrée!

J’ai senti l’odeur des fleurs et de la terre couleur ocre. Et imaginé des artistes dans chaque coin de rue en train d’immortaliser la beauté de la ville. Du rouge, du rouge, partout du rouge sur les toits! Et sur les tables! J’ai continué à marcher et je me suis retrouvée en face du marché, j’ai goûté plusieurs fromages aux gouts étonnants… Aussi étonnants que les monuments pittoresques de la ville, j’ai contemplé le ciel bleu… J’étais perdue entre le présent et le passé… Cette ville m’avait transportée. J’étais dans une bulle magique faite de toutes les couleurs. J’ai vu une citadelle résistante et imposante comme le lion de ma place !!! Il était là devant moi à nouveau! Je l’ai regardé, je me suis retournée… J’étais revenue à Ramallah.

C’était seulement un rêve

 La semaine dernière, je suis allée au restaurant afin de boire mon café, mais quand j’ai commencé à boire, j’ai vu un morceau de la carte du monde avec une lettre qui représente la ville de Bordeaux. Je me suis souvenue que Bordeaux est une grande ville commerciale surtout dans les siècles passés c’est un port, et les bateaux partaient sur tous les océans. Peut-être que la carte géographique représente les endroits ou allaient les bateaux. J’ai regardé par la fenêtré et j’ai vu des vieux bâtiments l’un à côté de l’autre, c’est la chose qui fait la ville de Bordeaux un endroit très spécial, exactement comme le lion dans la forêt, parce que le lion est un symbole de fierté et de force. À 8 heures le matin, je me suis réveillée et j’ai découvert que c’était seulement un rêve.

Le Port de la Lune

Graffiti de Vandide

Mardi à 6 :00 du matin

J’avais besoin d’un changement, besoin d’aller loin vers un autre coin… alors j’ai envoyé mes oiseaux me chercher une destination… fabuleuse… Dès que je me suis couché, mes oiseaux sont revenus me parler de Bordeaux.

‘’ La vue de ciel, m’a coupé le souffle… m’a captivé l’esprit ‘’ l’oiseau tout vert m’a tout de suite annoncé.

‘’ Un fleuve qui s’appelle la Garonne traverse en paix toute la ville …décorant et déclarant sa majesté ‘’ Rovo m’a plus attiré.

‘’ Des nuages tous bleus, des jardins tous chaleureux, des beaux bâtiments tous fabliaux, des châteaux merveilleux ‘’ le plus petit m’a raconté.

‘’ Des paysages parfaits, du brouillard et des enfants qui jouent en gaieté ‘’ le tout rouge disait.

‘’ Quoi d’autre les amis, à apprécier et à regarder ? ‘’ ai-je murmuré.

‘’ Une Cathédrale est simplement dominante, Son pinacle se voit au-dessus de tout et devient comme un guide pour tous, Ses façades formidables, Son architecture intérieure invraisemblable ‘’ m’a assuré Théo.

‘’ Une fontaine, accueillante, attrayante. Des monuments de chevaliers et des chevaux, Au pied des Colonnes des Girondins, et des belles terrasses, des cafés et des coins. Des vastes places et des gens, des manifestants ; célébrant en goûtant le meilleur des vins ‘’ a ajouté Rio d’une manière excellente.

‘’ Et après, la ville au patrimoine mondial a plus de choses agréables, la rue Saint Catherine ; longue, la plus longue et pleine de magasins, de commerçants, aussi de spectacles. Il y a aussi un Grand théâtre, charmant, fascinant, au style néo-classique, très élégant, une décoration manifestant. Et devant, un autre spectacle, une dame de talent, toute seule avec son guitare, chante, capable, avec sa voix clémente, de toucher mon âme d’une façon puissante ‘’ un autre me fait plus rêvant.

‘’ Et je murmure… que d’amour ! que de bonheur ! et que d’architecture ! ‘’

‘’ et à Arcachon, le sable embrasse l’océan, et au sommet d’une Dune, tu t’approches encore de la lune… et voilà, un paysage de l’au-delà, tes rêves et ton âme grandissent comme celle-là, des oiseaux, un ciel, des petits nuages, un horizon, que d’attraction ! Que de fascination ! ‘’ Cholo disait en s’exclamant.

‘’ et je murmure encore en rêvant, m’inspirant, souriant et affirmant…OUI Bordeaux ! vous êtes le port de la lune ‘’

‘’ Holà …voilà les amoureux …vous êtes les bienvenus au PORT de la LUNE ‘’…

Elle résonne comme une cloche

Une ville caresse la modernité et nous apporte une vision absolument originale. Bordeaux t’emmène au cœur de la simplicité et l’on ne peut que se laisser porter par l’odeur de la peinture des fresques qui, peintes par quelques rêveurs aspirant à la paix et à la vie, décorent les façades de la ville. C’est l’envie de parcourir le monde et de découvrir l’art, c’est le dix-huitième siècle pendant lequel on s’enivrait du vin des anciens. Elle représente un grand rêve pour moi depuis toujours.

Elle résonne comme une cloche qui réveille la joie de faire partie intégrante d’une ville où vous avez l’impression de voler pour profiter de chaque instant, chaque rencontre. Ce voyage nous donnerait une impression de paradis. Les Bordelais, leur culture et leur mentalité vous apporteraient de nouvelles valeurs.

Un jour, grâce à cette merveilleuse ville qui nous inspire tant de choses, mon rêve débutera enfin.

 © Spectres Communs 2017