Peinture, photo, sculpture mais aussi art vidéo, graphisme, design, installations, performances : l’Institut français de Jérusalem a pour vocation d’ouvrir les horizons des arts visuels en Palestine, pour révéler cette discipline dans toute sa diversité, et offrir de nouvelles voies d’expression originales et innovantes aux artistes.

Fidèle à sa double vocation de diffusion des arts français et francophones d’une part, et de soutien à la création artistique palestinienne d’autre part, l’Institut français de Jérusalem soutient chaque année la diffusion d’une dizaine d’expositions à travers son réseau de centres et d’organisations associées.

Chaque série d’oeuvres est ainsi présentée successivement dans les différentes villes palestiniennes, en partenariat avec les galeries locales quant elles existent : la Ma’mal et la galerie Al Hoash à Jérusalem-Est, le centre culturel Khalil Sakakini à Ramallah, les collectifs Shababik et Eltiqa à Gaza, ainsi que les universités disposant d’un département des Beaux-arts. Des projets sont également menés conjointement avec le ministère palestinien de la Culture. À Jérusalem-Ouest, un partenariat est noué avec la galerie First Station, par le biais par exemple d’un concours de photo.

DSC05897redim

Côté France, ce sont les travaux photographiques de Manolo Mylonas ou Bruno Fert  qui ont été présentés récemment dans le réseau culturel français dans les Territoires palestiniens.

Côté Palestine, plusieurs expositions d’artistes confirmés circulent, avec un accent particulier apporté à la création visuelle issue de la bande Gaza, dans l’enclavement et l’isolement compliquent la diffusion : les photographies de Nidaa Badwan, les peintures de Nabil Abu Ghneima ou les photographies de Mohamed Abusal, outre leur dimension esthétique, lancent également des pistes de réflexion sur le rôle de l’artiste palestinien et questionnent ce que doit, peut, et se révèle être l’art dans la société palestinienne contemporaine, et en situation d’occupation.

L’Institut français contribue ainsi depuis plus de 20 ans à faire connaître les artistes talentueux, à permettre à leurs œuvres de franchir les obstacles qui segmentent le territoire entre la Cisjordanie, Jérusalem et Gaza, et à diffuser leurs travaux au-delà des frontières des Territoires occupés. Les artistes réputés de la diaspora palestinienne, dont la notoriété s’est souvent construite à l’étranger, trouvent d’ailleurs parfois l’occasion d’être exposés pour la première fois dans leur propre pays – comme c’est le cas en 2013-2014 pour Bashar Alrhoub.

IMG_3681630

L’accent est également porté sur la formation et la professionnalisation des plasticiens : grâce à un programme de résidence à la Cité internationale des Arts de Paris, ce sont chaque année 3 Palestiniens qui ont l’occasion de passer 4mois dans la capitale française pour y développer leurs projets artistiques. L’Institut français de Jérusalem soutient également l’organisation d’ateliers de formation à destination de la jeune génération.

Enfin, l’Institut français de Jérusalem est un partenaire majeur des grands festivals organisés en Palestine, comme le Jerusalem Show et la biennale Qalandya International à Jérusalem,  ou le festival /si:n/ d’art vidéo à Ramallah.